Synonymes : Boy's Love (qui commence à remplacer le terme Yaoi, notamment pour les jeux vidéo), June (l'un des premiers nom du Yaoi).
Genres dérivés : Shôta, Shônen-ai.
Cousin : Sabu
Keskecé : A la base, il semble que le terme Yaoi désignait des manga au genre inclassable. Par la suite, durant les années 80, le June ou Boy's Love est devenu le nom d'un genre de Shôjo/Jôsei. Le Yaoi, quant à lui, était un terme utilité pour désigner des Dôjinshi contenant beaucoup de scènes de sexe. Le genre met en scène des personnages homosexuels, tous masculins. Selon le public auquel s'adresse l'histoire (qui s'étend des lycéennes au femmes de plus de quarante ans), les intrigues seront plus ou moins crues, plus ou moins complexes. Mais le sexe n'est pas obligatoirement présent.
Le terme Yaoi tout comme celui de Shônen-ai a vu son emploie transformé par les fan occidentaux, qui l'ont associé à tous les genres de Boy's Love. Au Japon, le terme Yaoi est plutôt péjoratif. Quant au June, son utilisation n'est plus très importante depuis qu'un magazine a pris le terme comme titre. On peut donc constater que le sens du vocabulaire employé par les japonais et les occidentaux diffèrent.
Contrairement à ce que l'on croit, le Yaoi n'est pas un genre de manga destiné aux gay mais à un public féminin. Les histoires sont donc souvent peu réalistes, les rôles dans le couple sont très caractérisés et parfois caricaturaux. On trouve ainsi le Seme, valeureux jeune homme ayant le rôle dominant dans le couple, et le Uke, souvent (pas toujours) de type effeminé. La féminisation du Uke peut s'expliquer par le fait que les jeunes filles cherchent à s'identifier à ce personnage. Dans les manga plus adulte, tel que Haru O Daite Ita, on ne retrouve plus réellement de personnages effeminés ou des cloisonnements caricaturaux (bien que l'un des protagonistes secondaire se travestisse, il a le rôle du Seme dans son couple).
Le Yaoi, par son succés, se retrouve souvent déclinée à toutes les sauces dans des manga qui n'appartiennent pas au genre. Parfois pour servir l'intrigue intelligemment (la relation ambigue, dans le Shôjo "God Child", entre Cain et Riff, ou entre Chiaro et Cesare dans "Cantarella"), parfois par fan service (le héros travestit du Ecchi "No Bra").
Le Yaoi est souvent classé en sous genre. Il s'agit parfois de dénomination toute personnelle ou de classements reconnus par un certains nombres de fan.
En Occident, on parle souvent de Shônen-ai pour désigner un manga Yaoi sans contenu sexuellement explicite. "Yami No Matsuei" pourrait être un Shônen-ai. Toutefois, au Japon, le terme Shônen-ai est sujet à ambiguité et tous les japonais ne sont pas d'accord sur son sens. Pour certains, il revêt le même qu'en Occident, il s'agirait aussi du premier terme pour le Yaoi (durant les années 70). Mais pour beaucoup, il est presque synonyme du Shôta. Un genre de manga présentant des relations pédophiles. Cela est sans doute du à l'emploie du mot "shônen" (garçon souvent mineur) et "Ai" (qui ne signifie pas simplement l'amour, mais une passion aveugle et sans limite).
Le Shôta est un style de manga interdit partout sauf au Japon. Il met en scène des héros prépubères et des adultes (hommes ou femmes), ou des pré-ados entre eux. Le Shôta ou Shôtaro-con est une dérive du Lolita Complex. L'attirance de certaines personnes adultes pour les jeunes filles ou les jeunes garçons. Le contenu du Shôta n'est pas forcément porno et peu parfois être interessant (voir "Loveless"). Toutefois, il ne faut pas se leurrer, la majorité des titres sont bons à brûler. A noter qu'il est difficile de savoir où le Shôta s'arrête et où le Yaoi commence. En France, la limite serait sans doute de 16 ans ou de 18 ans. Au Japon, la majorité sexuelle est à 12 ou 13 ans (ce qui pose notamment problème pour la condamnation des hommes couchant avec des collégiennes ou lycéennes). Selon les définitions que l'on trouve sur le net, on pourrait classer certains Yaoi (comme "Love Mode") dans le Shôta, en raison du jeune âge de certains des héros.
Le Sabu : Contrairement au Yaoi, le Sabu (du nom d'un des mag de prépublications) est un genre de manga dessiné par les gay, pour les gay. Les rares titres trouvables sur le net sont souvent violents, se rattachant plus au Hentai qu'au Yaoi dans le traitement des relations.
Info culturelle : Il peut paraître étonnant de rencontrer autant de personnages homosexuels dans les manga. Chez nous, on imaginerait difficilement une telle industrie se développer et encore plus pour un public féminin. Il y a une explication relativement fort simple à ce succés. L'opinion sur l'homosexualité au Japon est différente de chez nous. Si on ne la montre pas dans la rue (les couples, qu'ils soient hétéro ou homo ne s'embrassent pas en public, par exemple, car c'est impoli et de l'ordre privé), l'homosexualité est plutôt bien tolérée. On en trouve jusque dans les émissions comiques (et les comiques soit disant gay sont parfois déplorables). Là où se pose un problème, c'est au sujet du mariage. La plupart des japonais ne comprennent pas qu'une préférence sexuelle puisse empêcher de trouver femme à son pied et d'avoir des enfants. Il y a donc une acceptation relativement bonne de la personne homosexuelle, mais plutôt mauvaise du couple homosexuel.
Yuri
Synonyme : Shôjo-ai
Keskecé : Le Yuri est le pendant féminin du Yaoi. En Occident, il est encore moins bien représenté que son "cousin". Seul Asuka ose publier quelques manga Yuri.
On peut, grossièrement, décliner le Yuri en plusieurs genres (il s'agit d'un classement personnel). Il y a le Yuri tel qu'on le trouve dans le Hentai ou le Ecchi. Pour les hommes avant tout, donc. Il y a ensuite un genre de Yuri très proche de certains titres Yaoi. Cadre lycéens, jeunes filles troublées par leurs sentiments, patati patata. Contrairement au Yaoi, les relations sont souvent traités avec plus d'innocence et de candeur (mais pas toujours). La cible de ces manga semble être avant tout un public de jeune fille. L'autre style de Yuri dont j'ai connaissance se rapproche énormément du manga "d'auteur". Les mangaka mêlent souvent à l'intrigue des éléments autobiographique.
Comme pour le Shônen-ai, le terme Shôjo-ai ne semble pas avoir la même signification ni la même importance en Occident qu'au Japon.


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Ritsuka est le personnage principal de l'histoire. Il est âgé de 12 ans et est en sixième année d'école élèmentaire (le système japonais est différent du notre, il y a 6 années d'école primaire puis seulement le collège et le lycée).
Sôbi est un étudiant en art âgé de 20 ans. C'est lui qui vient trouver Ritsuka au début de l'histoire et lui révèle sa véritable identité, Loveless. C'est aussi un puissant Fighter que les autres 'groupes' rêvent de combattre et de vaincre. Sur son cou est scarifié le nom de Beloved. On retrouve cette caractéristique chez le duo Ai/Midori qui possède gravé sur leurs mains le mot Breathless.
Bien qu'il soit mort dans le manga et l'anime, le personnage de Seimei est l'une des clefs de l'histoire et peut donc être considéré comme l'un des personnages principaux de l'intrigue.
Un autre camarade de classe de Ritsuka et Ritsuka. Il a un rôle plutôt comique mais son intervention permet toutefois à Ritsuka de s'ouvrir peu à peu aux autres.
Tout deux sont doués de pouvoirs magiques. Leur vrai nom est Breathless. Ai est le ou plutôt la Fighter, c'est une fille plutôt jeune et immature mais très puissante. Midori est son Sacrifice et se montre beaucoup plus posé. On ne sait pas grand chose d'eux à part qu'ils n'apprécient guère Sôbi, car celui-ci transgresse certaines lois en faisant de Ritsuka son second Sacrifice (un Fighter ne peut servir deux maîtres).
De l'avis même de Sôbi, Natsuo et Yôji sont très dangereux. C'est d'ailleurs pour cela qu'il décide de les combattre seul, en l'absence de son sacrifice, car il craint que Ritsuka soit blessé.
-------------Ranmaru Saméjima
-------------------Kei Enjôji
-------------------Kai Sagano
-----------------Masanori Araki















